Office de tourisme de la Montagne Bourbonnaise

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Les types de paysages

L’analyse du paysage met en évidence la diversité des vues possibles, depuis les larges points de vues panoramiques jusqu’aux espaces fermés des fonds de vallées en passant par les silhouettes typiques des villages.

Toutefois, à l’échelle d’une commune ou de la Communauté de Communes dans son ensemble, tous ces éléments apparaissent dispersés et répartis aléatoirement sur le territoire. Cependant l’ambiance paysagère générale dégage une forte impression d’unité, accentuée par le fort contraste, entre le territoire et les régions limitrophes, notamment la Limagne à l’ouest et la plaine de la Loire à l’est.

Des différences sont perceptibles, surtout lorsqu’on parcourt le territoire du nord vers le sud. Des critères sont déterminants :

  • Les reliefs et les altitudes : une tendance plus montagneuse au sud qu’au nord avec notamment des décrochements plus marqués et de nombreux affleurements rocheux, les altitudes augmentent régulièrement depuis Châtelus et Molles jusqu’au Puy du Montoncel et avec elles, les variations de températures et les aléas climatiques.
  • L’importance relative de la couverture forestière : presque complètement absente au nord et à l’ouest, la couverture forestière occupe progressivement des surfaces de plus en plus importantes jusqu’à devenir omniprésente sur les pointes sud du territoire.

Trois unités principales apparaissent bien que leurs contours soient particulièrement difficiles à définir avec précision. Le passage de l’une à l’autre se fait sur une longue distance, et se présente plus sous la forme d’un dégradé progressif et continu que sous la forme d’une limite franche.

Unité paysagère 1 : la "haute" Montagne Bourbonnaise

La Montagne Bourbonnaise
La Montagne Bourbonnaise (Jacky PROYART)

Le sud du territoire, comprenant les points culminants et les principaux massifs forestiers des Bois Noirs, des Monts de la Madeleine et du Massif de la Ligue. Les communes concernées en priorité sont : La Chabanne, La Guillermie, Laprugne, Lavoine, Saint Clément, Saint Nicolas des Biefs.

Cette unité se subdivise en bassins visuels indépendants délimités par les lignes de crêtes principales orientées nord-sud et traversées en leurs milieux par les rivières de même orientation. Ainsi, de l’ouest vers l’est, on dénombre :

  • La vallée du ruisseau de Theux : regroupant les villages de Mignard, Toinon, Pérard (La Guillermie) limité à l’est par la ligne Roc des Chiers, la Cabote.
  • La haute vallée du Terrasson : regroupant les villages Béchemore et la Pierre Blanche. Le bourg de la Guillermie est situé en limite sur la ligne de crête. A l’est, le bassin est limité par la ligne de relief du Charchouet au Puy Snidre.
  • La vallée du Sichon et du bourg de Lavoine est limitée à l’ouest par la ligne de crête du massif de la Ligue. C’est une vallée large à fond plat, les pentes sont douces et régulières.
  • La vallée de la Besbre, avec Laprugne, La Chabanne et Saint Clément est limitée par les hauteurs de la Loge des Gardes et des Monts de la Madeleine. C’est une vallée très encaissée.
  • La haute vallée du Barbenan accueille, au nord est de cette unité, les villages des Brizolles, Epalle, Goutaudier et les Hormières.

Dans chacune des sous-unités, il se crée de nombreuses interactions visuelles entre les villages. Certains éléments bâtis ont d’ailleurs un impact paysager majeur :

  • La silhouette de La Chabanne (remarquable car elle est perçue depuis un nombre important de points dans l’axe de la vallée).
  • La cité Cordat, à l’entrée de Laprugne

D’autres points de repères sont naturels :

  • Le rocher Saint Vincent
  • Le roc de Pierre Encize
  • Le rocher et la chapelle de La Salette au-dessus de Saint Clément

Dans cette zone se concentrent :

  • Des points de vues stratégiques (ceux qui permettent en théorie de voir à 360° et cités dans les guides)
    • Le roc des Chiers
    • Le puy de Montoncel
    • Le roc des Gabelous
    • Le rocher Saint Vincent
    • La Pierre Charbonnière
  • De nombreux points de vues depuis les routes et les chemins
    • Depuis la RD 182 qui descend de la Loge des Gardes vers Laprugne
    • Depuis la RD 7 en balcon dans le sens de la vallée de la Besbre
    • Depuis la RD 120 en descendant du Morin

La couverture forestière occupe une surface majoritaire. Les espaces ouverts sont cernés par des plantations ou des boisements naturels, créant des îlots agricoles isolés les uns des autres. Les villages et les hameaux occupent le centre de ces clairières. Cette zone apparaît comme le prolongement des Monts du Forez. L’architecture comme l’organisation de l’espace mettent en évidence cette influence auvergnate au sein du bourbonnais.

Cette unité possède une richesse naturelle remarquable due à la présence :

  • De tourbières et de landes (Tourbières de Leydy et des sources de la Besbre, Plateau de la Verrerie)
  • De forêts remarquables (Hêtraie des forêts domaniales de l’Assise, Hêtraie sapinière sommitale du Montoncel, Hêtraies et chênaies en mélange des étages inférieurs au niveau de Saint Clément).

Les problématiques spécifiques de cette unité sont :

  • La définition, autour des villages et des hameaux, des zones fragiles d’un point de vue paysager et donc des espaces à ne pas boiser, ainsi que des espaces à entretenir en priorité.
  • La réouverture ou conservation des points de vues panoramiques majeurs
  • La préservation et la gestion des paysages associés aux milieux naturels fragiles.
  • l’enrésinement par plantation.

Unité paysagère 2 : les marches et les plateaux

Vue sur Châtel Montagne
Vue sur Châtel Montagne (Jacky PROYART)

Cette zone centrale du territoire correspond aux contreforts des grands massifs forestiers. Les communes concernées, en priorité, sont : Arronnes, Châtel Montagne, Ferrières sur Sichon, La Chapelle, Le Mayet de Montagne.

Le relief est de type collinéen organisé en larges courbes arrondies aux pentes douces. Il définit par endroits de vastes plateaux (aux alentours du Mayet de Montagne, autour de Barnaudière sur la commune d’Arronnes et à l’est de La Chapelle vers le Pouthier).

Cet ensemble morphologique est nettement découpé et structuré par des vallées encaissées et leurs pentes abruptes :

  • Le ruisseau de Glozel et le ruisseau du Vareille
  • La Besbre et l’Almanzar entre le Mayet de Montagne et Châtel Montagne
  • Le Sichon, sur Arronnes
  • Le Mansan sur La Chapelle
  • Le Jolan sur Molles

Les buttes les plus marquantes sont celles du Château de Montgilbert et du Puy du Roc. Mais ce sont surtout les éléments bâtis qui ponctuent le paysage et servent de point de repère (le Château de Montgilbert, l’Eglise de Châtel Montagne, le Château de Chappes).

Dans cette unité se concentrent des vallées à fond plat, facilement accessibles en voiture et d’autres qui ne demandent que quelques minutes de marche à pied. Ces espaces de qualité peuvent posséder des attraits touristiques supplémentaires (la Cascade de la Pisserotte sur le Barbenan, la Grotte aux Fées sur le Sichon). Ils peuvent aussi être fortement menacés de fermeture par la colonisation naturelle et les plantations (vallée du Mansan).

Les espaces agricoles et la couverture forestière se répartissent équitablement. Les îlots agricoles sont beaucoup plus ouverts que dans la première unité. Ils contiennent plusieurs hameaux ou villages reliés entre eux par une trame bocagère lâche.

L’influence bourbonnaise se substitue progressivement à l’influence auvergnate. De nombreuses haies sont en effet constituées d’arbustes taillés ponctuées de grands arbres.

Les problématiques spécifiques de cette unité sont :

  • La gestion pérenne des fonds de vallées encore préservés comprenant la gestion des abords de rivière mais aussi celle des terrains adjacents
  • L’ouverture de vallées fermées
  • La préservation des silhouettes de villages : espaces à ne pas boiser et l’insertion de nouveaux bâtiments
  • L’entretien des haies

Unité paysagère 3 : le piedmont

Vallon au Cluzel
Vallon au Cluzel (Jacky PROYART)

Cette zone de transition entre la montagne bourbonnaise et la plaine bourbonnaise est située à la pointe nord et à la pointe ouest du territoire. Les communes concernées en priorité sont Arfeuilles, Châtelus, Molles et Nizerolles.

Les pentes abruptes s’estompent pour laisser la place à des modelés arrondis, qui s’abaissent petit à petit vers les plaines du Bourbonnais. Les interfluves forment de larges replats qui permettent l’installation de prairies plus vastes.

En dehors des vallées de la Besbre, du Barbenan et du Jolan qui traversent l’unité du nord vers le Sud, et d’est en ouest, les reliefs et les lignes de crêtes ne présentent pas de direction particulière ni de structure nette. Les croupes et les creux créent autant de sous-unités visuelles aux limites imprécises.

L’influence bourbonnaise est très forte dans cette unité. Elle est particulièrement nette sur le bâti. Les domaines et belles demeures sont plus fréquents que dans l’unité précédente. Le bourg d’Arfeuilles compte quelques belles maisons à tourelles.

Malgré les faibles altitudes, les points de vues restent nombreux à la faveur des vastes espaces ouverts. Par exemple :

  • La table d’orientation de la Butte du Pin (ne culminant qu’à 550m) permet des vues lointaines remarquables jusqu’à Châtel Montagne. Toutefois, les vues sont déjà bloquées par une lande de genêts qui se développe au nord et à l’est de la Butte.
  • La D7, qui traverse Nizerolles, sur la ligne de crête offre des panoramas de qualité et très diversifiés sur une longue distance.
  • La Butte de Notre-Dame (Châtelus), tout au nord du territoire.
  • La D62 qui traverse Molles sur la ligne de crête permet sur une distance de quelques kilomètres d’englober un panorama s’étendant de la Chaîne des Puys jusqu’au nord des Monts de la Madeleine.

L’espace agricole ouvert est largement dominant. Les exploitations semblent pérennes et suffisamment bien structurées. Le problème des friches ne se pose que de manière très localisée. Les haies et notamment les "bouchures" (haies taillées ponctuées d’arbres) prennent une grande importance dans le paysage.

Dans ce type d’espace relativement ouvert, les constructions nouvelles sont très visibles. Il s’agit le plus souvent de bâtiments agricoles ou industriels, de volumétrie imposante. Ils ont un impact paysager fort lorsqu’ils ne sont pas intégrés dans des réseaux de haies. Ils sont implantés en dehors ou aux entrées des villages et ne semblent pas être raccordés aux masses bâties par la végétation.

Cependant, certains éléments peuvent être intégrés au paysage par la végétation. Ainsi, le bâtiment industriel situé au carrefour de la Grand Croix à Nizerolles occupe un site sensible, sur une ligne de crête et en bordure de route. Grâce à la végétation diversifiée qui entoure le bâtiment (arbres, arbustes, sans haie rigide), le bâtiment reste visible sans dénaturer le point de vue remarquable.

Les problématiques spécifiques de cette unité seront l’entretien des haies et l’insertion des bâtiments agricoles et industriels.

Source : Charte Architecturale et Paysagère 2002