Office de tourisme de la Montagne Bourbonnaise

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Les éléments de charme et les points noirs

Nous allons nous intéresser aux détails perceptibles en vues rapprochées. Les matériaux utilisés en architecture, les murets qui bordent les chemins peuvent donner un cachet particulier à un site.

Les ambiances forestières

Forêt des Genestes
Forêt des Genestes (Jacky PROYART)

A l’intérieur des massifs forestiers, les ambiances varient fortement en fonction des espèces végétales et de leur mode de gestion. Comme pour les vues lointaines, des critères d’appréciation permettent d’analyser les impressions ressenties lors d’une balade en forêt (luminosité et accessibilité du sous-bois, variété des essences, irrégularité des boisements).

Les croisements de ces critères montrent que les forêts intéressantes d’un point de vue paysager et touristique sont des forêts :

  • Où l’on peut pénétrer ;
  • Où l’arbre est beau, c’est à dire qu’il a une silhouette bien identifiable et où l’on peut apprécier des individualités ;
  • Où la lumière rentre et où l’on a des perspectives, des vues dégagées à hauteur d’homme et des effets de fuites même partiels, au travers de l’agencement des troncs.

Les bordures de routes et de chemins

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Avant Petit Cossange (Jacky PROYART)

Les murets bordent un grand nombre de chemins. Ils sont plus rares en bordure de routes car les élargissements nécessaires et les fossés en ont détruits beaucoup.

Le village Pion possède des murets très spécifiques composés de larges dalles de granit. Ils créent au sein du village une impression d’unité. Certains de ces murets ont été restaurés, notamment à proximité de lavoirs. Les joints non apparents et l’appareillage irrégulier des pierres de récupération respectent bien l’aspect des murs "à l’ancienne".

Les épaves et les décharges sauvages

Les gravats, les épaves automobiles ou les dépôts divers jouent un rôle particulièrement négatif dans le paysage. Même si ces dépôts sont très localisés, leur impact paysager est fort. Ils sont d’autant plus dévalorisant qu’ils se situent à proximité des habitations. Il s’agit alors souvent de matériel agricole ancien et inutilisé qui s’entasse devant les exploitations.

Les arbres remarquables

Le territoire ne compte pas véritablement d’arbre remarquable. Cependant, la richesse de ce territoire réside plus dans des ensembles végétaux et notamment dans les végétaux proches des maisons et des granges.

Les végétaux accompagnant le bâti

Merisier fleuri
Merisier fleuri (Jacky PROYART)

Les arbres fruitiers, mettent particulièrement bien en valeur la pierre du bâti traditionnel. Leur floraison spectaculaire au printemps apporte une touche colorée au paysage. Ils sont remarquables lorsqu’ils marquent les entrées de villages où ils tempèrent par leur présence la dureté des boisements en douglas qui dominent ce village. Des chênes ou frênes isolés sont souvent disposés à proximité du bâti. Situés en limite de parcelle, ils assurent un ombrage en été, et sont conservés quand ils ne gênent pas les manœuvres des engins.

Les bords d’eau

La qualité des plans d’eau dépend surtout de la qualité des abords (possibilité d’accéder facilement au bord de l’eau, végétation de bordure qui empêche l’érosion sans bloquer les vues, présence de bancs...).

L’étang de Malforêt fait partie de ces espaces traités avec simplicité. L’herbe en bordure met le site en valeur. A Molles, les abords des étangs de loisirs sont aménagés, engazonnés et plantés pour le tourisme et les loisirs.

Le plan d’eau de Saint Clément Le Mayet de Montagne présente un aspect moins aménagé, plus naturel de bocage de chênes qui descend jusqu’aux rives du lac et des petits sentiers qui mènent vers le bord. La présence de troncs d’arbres noyés qui n’ont pas été retirés donne cependant dans certains secteurs une image plus triste.

Les abords du Lac des Moines sont plus hétérogènes. D’un côté, la proximité de la route ne permet pas l’aménagement des bordures et au sud, une végétation envahissante donne un aspect différents aux abords.

Entrées des bourgs

Frontières entre espaces cultivés et lieux habités, les entrées de bourgs prolongent les espaces agricoles et forestiers dans le village. Elle joue un double rôle d’accueil et de vitrine des richesses naturelles et patrimoniales de la commune.

Le premier rôle d’accueil est souvent gâché par le manque de netteté et l’austérité dont souffrent la plupart des entrées de bourg.

Le second rôle de vitrine, parfois confondu avec celui de publicité, a motivé l’apparition de panneaux publicitaires hétéroclites dont la multiplication et la dispersion nuisent à l’image de la commune.

Derniers venus dans l’aménagement urbain, les conteneurs qui participent au progrès dans la gestion quotidienne de nos déchets ménagers, viennent parfois trôner à l’entrée du bourg et s’ajoutent aux multiples éléments qui encombrent déjà cet espace.

Le développement urbain a conduit à prolonger les zones construites hors du bourg-centre et le long des axes de circulation (le Mayet de Montagne, Laprugne, Molles). Cette urbanisation linéaire distendue, en repoussant les limites de l’agglomération, a privilégié la route au détriment de l’entrée qui s’étire et finit par se dissoudre dans la longueur.

Des constructions nouvelles, peu importantes globalement sur le secteur mais assez présentes sur les communes du piedmont sont venues se greffer sur les grands axes. Sur la commune de Molles en particulier, le bourg et certains villages se sont étendus à partir du noyau le long des axes. Il en résulte une structure assez lâche de plus ou moins un kilomètre le long des entrées de bourg. Entre ces maisons plus ou moins anciennes sont venues s’insérer quelques maisons neuves. Celles-ci se démarquent par des volumes et des orientations très diverses et sont parfois entourées de haies de thuyas qui créent un cloisonnement de l’espace.

Le petit patrimoine

Pays de sources et de cours d’eau, la Montagne Bourbonnaise a engendré autant de lavoirs, de ponts, de moulins, de puits, de fontaines et d’abreuvoirs. Tous sont des reflets de la vie d’autrefois dans les villages où nous les trouvons en si grand nombre.

Aujourd’hui, pour la plupart, ils ne servent plus à rien, si ce n’est d’être les témoins indiscutables de notre mode de vie, d’être pour cette raison, profondément ancrés en nous, il nous appartient de les protéger et de les réhabiliter.

Il en va de même pour les pigeonniers, qui dans cette région, ne se traduisent pas nécessairement par une œuvre architecturale, mais par de simples petits édicules en bois, posés sur les murs gouttereaux des maisons ou cas plus rare en aménageant des vides à l’extérieur d’un mur pignon sans espace intérieur.

Très belles sont aussi les nombreuses cabanes agricoles, ouvragées en pierres ou dans chaque village, la fameuse cabane du poids communal.

Enfin, tout aussi remarquable sont les nombreux calvaires, vierges ou chapelles que l’on rencontre dans cette région. Ils sont autant de vestiges spécifiques de la Montagne Bourbonnaise.

Les espaces publics

Dans les bourgs

Les espaces publics des bourgs sont essentiellement affectés au trafic automobile (circulation, stationnement…) au détriment des piétons. L’utilisation excessive du goudron gris ou noir comme revêtement de la route et des bas-côtés, en prolongement des routes départementales et à l’intérieur du bourg, a pour conséquence l’impression d’élargissement de cette route ce qui sécurise l’automobiliste et le conforte dans sa vitesse et aggrave les risques d’accident. Son emploi sur de grandes surfaces a rendu austère les lieux qui à l’origine ne l’étaient probablement pas.

L’introduction dans les bourgs de multiples équipements utiles, voire indispensables, s’est généralement faite par juxtaposition d’éléments disparates. Ces éléments, identiques dans toute la France, participent à la banalisation et au manque d’attrait des lieux publics sur lesquels ils sont implantés. Le besoin d’information et d’équipement sur les lieux publics a provoqué la surenchère et l’encombrement de ces espaces destinés prioritairement à la vie sociale.

L’apparence des façades qui s’alignent le long des rues et des places participe pleinement à la perception de l’image du bourg. Le manque d’entretien, l’abandon de certaines constructions ou l’attitude de certains riverains dont les aspects négligés des cours ou des abords débordent du domaine public, et nuisent à l’agrément de l’espace public.

Dans les villages

Les villages sont moins touchés que les bourgs par la rigueur du goudron. Ils ont conservé la simplicité et la sobriété de leurs petites places publiques enherbées, parfois arborées et souvent agrémentées de fontaines ou d’abreuvoirs.

Le plus gros souci quant à la perception de ces villages se situe sur le domaine privé où l’accumulation et la dispersion de matériels et de matériaux hétéroclites nuisent à leur beauté simple et à leur image paisible.

Malheureusement, les très nombreux murets de pierres, fontaines ou abreuvoirs sont souvent laissés à l’abandon et peu valorisés.

On peut remarquer que les abords des résidences secondaires sont souvent assez bien entretenus (murettes refaites, fleurissement…)

Dans la campagne

Un certains nombre de petits espaces publics (panoramas, aires de repos, carrefours, etc.) jalonnent les routes de la Montagne Bourbonnaise. Ceux-ci sont parfois dévalorisés par leur manque d’aménagement, même modeste, ou par leur utilisation comme dépôts de matériaux.

Source : Charte Architecturale et Paysagère 2002