Office de tourisme de la Montagne Bourbonnaise

Vous cherchez à passer un agréable séjour en Montagne Bourbonnaise, n’hésitez pas à visiter le site de l’Office du Tourisme

La ressource forestière : une composante historique de l’équilibre économique local.

Selon le Centre Régional de la Propriété Forestière en Auvergne (CRPF), la surface totale boisée* représente 14.730 hectares soit plus de 50% du territoire.

NB : Les données officielles du Cadastre, indiquent un taux de 37 %, ne prenant en considération que les parcelles ayant été déclarées boisées par les propriétaires au Service du Cadastre. Par conséquent, ce taux de 37 % n’intègre pas la totalité des parcelles boisées car il ignore une partie des anciennes parcelles agricoles qui ont été conquises par la friche puis par les accrus naturels et pour lesquels les propriétaires n’ont pas fait état au Service du Cadastre.

Les sols granitiques dominants, la pluviométrie importante favorisent le développement de la forêt notamment sur les zones les plus hautes, soit principalement les Monts de la Madeleine dans la partie Est et dans la zone des Bois Noirs au Sud.

Les forêts sont composées par 1/3 de peuplements résineux, 1/3 de peuplements feuillus et 1/3 de peuplements mélangés. Les essences -* principales sont le chêne et le hêtre pour les feuillus, le douglas et le sapin pectiné pour les résineux. Ces essences constituent différents types de peuplement (source : Guide Les forêts privées de la Montagne Bourbonnaise, édité par le CRPF et la CCMB).

Le douglas, introduit massivement dans les années 50, prépondérant sur l’épicéa, occupe aujourd’hui 4.000 hectares.

Une difficulté pour la gestion de cet espace par la collectivité réside dans le fait que cette forêt est essentiellement privée, morcelée entre de nombreux propriétaires forestiers. Moins de 1000 hectares sont domaniaux, concentrés pour l’essentiel à la frontière des départements de l’Allier et de la Loire (Forêt de l’Assise). 4.870 propriétaires (à 5.780 selon les sources) ont été recensés donnant une moyenne d’unités de gestion d’environ 2,8 ha. La répartition de l’espace forestier entre ces propriétaires se fait comme suit :

COMPLETER AVEC TABLEAU DANS DIAGNOSTIC CCMB
 

Ces petites surfaces ne facilitent ni leur entretien, ni le déplacement des engins (coûts plus élevés). De plus, en corrélation avec la disparition des exploitations agricoles, la perte de surface cultivée s’est accompagnée de la progression de la friche et de la forêt.

La difficulté due au nombre d’interlocuteurs pour la CCMB, constituant un frein initial au développement de la filière Bois et à l’entretien des massifs a été atténuée par quatre faits importants :

  • La majorité des propriétaires forestiers résident principalement soit sur le territoire soit à proximité (Pôles vichyssois et roannais) sachant que les plus grandes surfaces sont détenues par des propriétaires éloignés.
  • Selon une démarche initiée par la CCMB, l’Union Forestière de la Montagne Bourbonnaise, forte de 25 associations syndicales, constitue un véritable relais local pour la promotion forestière, favorisant ainsi une gestion cohérente des massifs.
  • Une réglementation définit les zones de boisement autorisées, libres et interdites permettant d’harmoniser l’activité économique et le cadre de vie.
  • Depuis de nombreuses années, le SIVOM puis la CCMB, en partenariat avec le Centre Régional de la Propriété Forestière et la DDAF, ont instauré une politique de développement de la desserte forestière qui vise à établir un schéma global et cohérent de voirie sur tout le territoire.

Le désenclavement des massifs résulte de dessertes forestières qui touchent 66% de la surface boisée. Le plus souvent empierrées, voire goudronnées, ces dessertes reliées à la voirie départementale sont structurantes pour le transport des grumes. 75 km de chemins et pistes aménagés desservent plus de mille propriétés soit 2.200 ha de bois.

Chaque année, la CCMB investit 150.000 € dans la réalisation de chemins de desserte forestière (internes aux massifs) tandis que les communes focalisent leur action sur les itinéraires prioritaires (chemins ruraux ou communaux reliant les chemins de desserte aux routes départementales).