Office de tourisme de la Montagne Bourbonnaise

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L’agriculture, un secteur important mais fragile

L’agriculture de la Montagne Bourbonnaise était, au milieu du XIXème siècle, basée sur une polyculture vivrière associant une multitude de productions telles que seigle, pommes de terre, bovins, ovins porcins et volailles.

Présentation

L’exode rural qui a eu lieu à la fin du XIXème siècle a induit de profondes mutations dans le nombre, la structure, le fonctionnement et les productions des exploitations de la Montagne Bourbonnaise. Ainsi le nombre d’exploitations a chuté de 54 % entre 1979 et 2000 pour atteindre 390 exploitations. Ce phénomène a été amplifié à partir de 1990 quand le système de départs anticipés à la retraite a été mis en place. Cette chute du nombre d’exploitations a induit un agrandissement des exploitations restantes qui ont vu leur Surface Agricole Utilisée (SAU) presque tripler entre 1979 et 2000 pour atteindre une taille moyenne de 45,7 ha par exploitation en 2000.

Cependant, la totalité des terres n’a pas été reprise et l’on a pu observer en Montagne Bourbonnaise une diminution de la SAU globale de presque 2 % entre 1979 et 2000. Cette évolution de la SAU est très variable suivant les communes étudiées, et va de -35 % à Châtel-Montagne à +17,5 % à Molles (AGRESTE, 2000). Les terres non reprises ont été plantées en résineux ou ont subi l’enfrichement. Celui-ci provient principalement de l’agrandissement des structures des exploitations agricoles. En effet, l’agrandissement des surfaces a eu lieu parallèlement à une diminution du nombre de travailleurs (entre 1979 et 2000 le nombre d’exploitants a chuté de 49 %). Ceci a pour conséquence « l’abandon » des surfaces les plus difficiles à entretenir, c’est-à-dire les parcelles en pentes et non mécanisables qui deviennent friches et accrus naturels. Ces surfaces sont en général pâturées mais le broyage une fois par an est insuffisant (AGRESTE, 2000).

Un espace destiné à l’agriculture de plus en plus restreint

La forêt et l’agriculture occupent le territoire de manière équilibrée mais plus de 40 % du territoire est recouvert par la forêt plantée et il faut ajouter à cela les accrus naturels. Ainsi, la SAU ne représentait en 2000 que 46 % de la surface totale du territoire (AGRESTE, 2000).

Nous pouvons penser que la chute de la SAU va ralentir car les terres restantes sont de bonne qualité et rentables. Ce sont les fonds de vallée fertiles, les parcelles les mieux exposées au soleil et qui ont le moins de pente. Même si la diminution du nombre d’exploitations se poursuit, ces terres de valeur seront reprises par les agriculteurs restant en place et la SAU actuelle sera maintenue. Le maintien de la SAU est aussi favorisé par un prix des terres agricoles de 2 100 €/ha, inférieur au prix moyen départemental de 2 430 €/ha que ce soit pour les prairies naturelles ou les surfaces labourables (DDAF SERVICE STATISTIQUE ALLIER, 2002).

La situation actuelle

La tendance est aussi aujourd’hui à la professionnalisation des exploitations. Sont appelées exploitations professionnelles « les exploitations dont le nombre d’UTA (Unité de Travail Annuel) est supérieur ou égal à 0,75 et la marge brute standard est supérieure ou égale à 12 hectares équivalent blé » (AGRESTE, 2000). Ces exploitations représentent aujourd’hui 60 % alors qu’elles ne représentaient en 1979 que 30 % de l’ensemble des exploitations agricoles du territoire, (AGRESTE, 2000).

Une autre tendance est celle de la pluri-activité des exploitants, qui loin d’être un aspect négatif contribue à la stabilité des exploitations agricoles sur le territoire.

L’activité agricole compte encore peu de formes sociétaires puisque les exploitations individuelles représentaient encore 88,2 % de l’ensemble des exploitations en 2000, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne départementale pour la même année qui est de 82,4 % des exploitations (AGRESTE, 2000). Les structures en faveur de l’organisation collective des exploitants sont bien présentes sur le territoire avec 10 Coopératives à Usage de Matériel Agricole (CUMA) et 13 groupements de producteurs pour les productions bovin viande, ovine et porcine. Une coopérative laitière dessert aussi le territoire.

Une population agricole nombreuse mais vieillissante

La population agricole est importante sur le territoire de la Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise puisque le secteur agricole représente 20,2 % de la population active.

Cette population est cependant vieillissante et peu renouvelée. En effet, 26 % des exploitants avaient plus de 55 ans en 2000 et certains d’entre eux n’ont pas la possibilité de transmettre leur exploitation (AGRESTE, 2000). C’est ainsi qu’en 1999, 15 % des exploitants risquaient de partir sans transmission ce qui représentait 9,5 % de la SAU communale menacée de boisement.

L’installation de jeunes agriculteurs est donc nécessaire sur le territoire pour permettre le maintien de l’activité agricole. Les transmissions étant insuffisantes, le territoire a besoin de personnes extérieures venant travailler les terres agricoles du territoire. Il est pourtant difficile d’installer des agriculteurs et seules 43 installations (dans le cadre familial ou non) ont été réalisées en 10 ans sur la Communauté de Communes, sur de grandes exploitations. Les freins à l’installation sont certainement les mauvaises conditions d’exploitation, le fort individualisme des exploitants de la zone mais aussi le manque de salariés formés.