Office de tourisme de la Montagne Bourbonnaise

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L’Artisanat

Entre 1990 et 2002, le secteur artisanal, toutes activités confondues, perdait 17 entreprises (49 en 1990, 32 en 2002) en 12 ans soit 1 à 2 entreprises par an.

Cependant, d’après les dernières données disponibles communiquées par la Chambre de Métiers, la tendance s’est inversée puisque le solde net des créations radiations pour 2003-2004 est positif pour l’artisanat. Sur 2 exercices, 2003-2004, le solde net se concrétise par 5 établissements supplémentaires.

AnnéeCréationsRadiationsSolde
200384+4
20041312+1
TOTAL2116+5 dont 1 reprise
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Evolution de l’artisanat en Montagne Bourbonnaise
Répartition des entreprises artisanales (inscrites RM et RM/RCS) par secteurs d’activités (Mai 2002)
ActivitésNombre d’entreprises
Boulangerie13
Boucherie3
Pâtisserie1
Autres5

TOTAL ALIMENTATION

22
Entreprise générale3
Maçonnerie13
Menuiserie Charpente14
Couverture Plomberie Chauffage14
Electricité7
Plâtrerie Peinture3
Carrelage1
Serrurerie Storiste 4
Travaux publics3
Divers5

TOTAL BATIMENT

67
Scierie14
Ebénisterie Fabrication de meubles1
Ossature bois 1
Divers3

TOTAL BOIS AMEUBLEMENT

19
Mécanique automobile Carrosserie Réparations agricoles10
Coiffure5
Taxi Ambulance3
Fleuriste1
Photographie2
Réparation électroménager2
Divers8

TOTAL SERVICES

31

TOTAL TRAVAIL DES METAUX

6

TOTAL DIVERS FABRICATIONS

14

TOTAL ARTISANAT

159

Secteurs

    • Alimentation :

La densité du secteur alimentaire représenté par 35 entreprises semble dans l’ensemble correcte, excepté pour la boucherie-charcuterie qui ne compte que 3 entreprises pour près de 6500 habitants. Cette activité a été très touchée puisqu’elle a perdu 6 entreprises en 10 ans.

    • Bâtiment :

Dans le secteur du bâtiment, 68 entreprises représentent près de 29 % du total. Trois activités prédominent : la maçonnerie (13), la menuiserie (13) et la plomberie chauffage (12) auxquelles on pourrait également ajouter 3 entreprises générales de bâtiment. On constate un déficit en carrelage (1) et en couverture (2). Toutefois, il faut souligner que les activités complémentaires à l’activité principale exercée ne sont pas prises en compte (un maçon pouvant exercer l’activité de carrelage ou un menuisier celle de charpentier par exemple). L’analyse de l’évolution du nombre des entreprises fait apparaître une diminution importante en ce qui concerne la menuiserie (-7 en 10 ans).

    • Bois-Ameublement :

Ce secteur représente près de 17% des entreprises. L’exploitation forestière (17) et le sciage (14) constituent le gros des entreprises. Le même constat que pour la menuiserie peut être fait : effectif en baisse constante depuis 1990 (21 scieries pour 14 actuellement).

    • Les entreprises de travaux forestiers :

On compte actuellement 17 entreprises de travaux forestiers sur les 15 communes de la Montagne Bourbonnaise, ce qui représente une vingtaine d’emplois. Treize d’entre elles sont constituées d’une seule personne, seules deux ont des salariés. L’équipement de ces entreprises reste souvent très simple : tronçonneuse pour l’abattage et tracteur pour le débardage. En raison de leur faible capacité d’investissement, peu ont pu bénéficier des nouveaux moyens d’exploitation de la forêt : machines d’abattage, nouveaux engins de débardage (porteurs, débusqueurs). Ces évolutions apparaissent pourtant comme souhaitables, dans un contexte d’industrialisation de plus en plus affirmé.

Les entreprises de la première transformation du bois :
 Cette activité est l’une des plus importantes de la Montagne Bourbonnaise, puisqu’on compte 14 scieries sur le territoire de la Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise, qui emploient directement 42 personnes. Mais cette activité est également à l’origine d’une dizaine d’emplois indirects locaux. Ces entreprises transforment chaque année environ 25 000 m3 de grumes, provenant essentiellement du territoire de la Montagne Bourbonnaise : Douglas, Sapin, Epicéa, Hêtre.
 Elles produisent principalement des débits à charpente (résineux), des plots feuillus et des débits à palette (résineux et feuillus). Leur force réside dans la souplesse en termes de délais et de dimensions des produits sciés. On distingue en fait deux grands types d’entreprises :

  • L’entreprise traditionnelle transformant moins de 1 000 m3 de grumes/an. Souvent unipersonnelle, son équipement est ancien et simple. Les chefs d’entreprises sont souvent double-actifs : ils concilient élevage de vaches allaitantes et exploitation forestière–transformation du bois. Leurs clients sont essentiellement des charpentiers locaux ou des particuliers.
  • L’entreprise moderne transformant plus de 2 000 m3 de grumes/an. Constituée de 2 à 7 personnes, elle est équipée de matériel de production relativement performant. Ses marchés sont régionaux ou nationaux, elle rentre souvent en concurrence avec les grosses scieries, de résineux ou de feuillus, françaises ou étrangères.

Depuis quelques années, de nouvelles exigences sont apparues (bois séchés, traités, classés mécaniquement, rabotés…). Celles-ci concernent en premier lieu les structures les plus importantes, mais se font également sentir au niveau des plus petites. Aussi, pour pouvoir faire face à ces évolutions, les scieries de la Montagne Bourbonnaise devront envisager rapidement, éventuellement sous une forme collective, les questions d’investissement en séchoirs, en bacs de traitement, en matériel de classement mécanique…

Les entreprises de la deuxième transformation du bois (charpente, menuiserie)
 Cette activité, en perte de vitesse, est composée d’une quinzaine d’entreprises pour environ 25 emplois. La concurrence de la charpente métallique (notamment au niveau des bâtiments agricoles et industriels) a fait diminuer le nombre d’entreprises travaillant le bois. Ces entreprises sont la plupart du temps familiales et de petite taille (seule une entreprise emploie plus de 5 personnes).

    • Autres :

A noter le nombre relativement important d’entreprises tourné vers l’artisanat d’art.

Source : étude Opération Collective de Modernisation (CCMB - Chambre des Métiers de l’Allier - Chambre de Commerce et d’Industrie de Moulins Vichy) - 2005