Office de tourisme de la Montagne Bourbonnaise

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8 - Trou à rouir

La culture et la transformation du chanvre...

8. Trou à Rouir

Le travail et la culture du chanvre appartiennent à une vieille tradition à Arronnes. Le sobriquet des habitants “Lou Naisas” viendrait d’ailleurs du vieux français “naiser” qui veut dire rouir.

Les trous à rouir comme celui-ci existaient tout le long du Sichon. Appareillés de pierres sèches et souvent de forme allongée avec des marches d’accès, ils se remplissaient d’eau de la rivière par capillarité. Aujourd’hui, ils permettent aux jardiniers d’arroser leurs légumes.

Chénevis, brois et peignesLes graines de chènevis étaient semées au printemps. Elles donnaient de longues tiges ligneuses que l’on récoltait en août pour les pieds mâles et en septembre pour les pieds femelles. Séchées au soleil à la récolte, puis mis en javelles, elles étaient plongées dans l’eau pendant des semaines afin d’éliminer la gomme qui lie les fibres textiles à l’écorce. Cette opération s’appelle le “rouissage”.

Les javelles mises à sécher étaient ensuite, soit décortiquées manuellement à l’aide d’une brois ou mécaniquement dans les moulins qui possédaient une maillerie (Moulin Prard et Moulin des Blondins).

Le peignage exécuté avec des peignes à dents de fer séparait la filasse des chènevottes.Les paquets de filasse étaient ensuite filés et livrés aux tisserands. Le hameau des Grivats près de Cusset comptait de nombreux tisserands, ceux-ci fabriquant “biaudes”, torchons, draps, des torchons rêches mais inusables.