Office de tourisme de la Montagne Bourbonnaise

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Contrat de tête de bassin versant : rivière du Sichon et ses affluents en Montagne Bourbonnaise

Comme toutes les zones de têtes de bassin, le territoire présente un enjeu majeur en termes de qualité et quantité d’eau disponible à l’aval. A ce titre, il constitue l’un des sites tests de l’Agence de l’Eau dans le cadre de sa définition d’une politique d’intervention adaptée à ces secteurs spécifiques des hydrosystèmes. Situation géographique de la zone d’intervention :

Tout au long de son parcours, le Sichon traverse ainsi des milieux diversifiés, entre prairies, boisements et zones urbanisées, … qui vont avoir une incidence directe sur la ressource tant d’un point de vue qualitatif que quantitatifs, en fonction des usages qui en sont faits (rejets, prélèvements, support d’activités de loisirs, …).

Le Sichon est une rivière primordiale pour la Montagne Bourbonnaise : élément du paysage, lieu de loisir, milieu naturel, ressource de nos besoins domestiques, agriculture, utilisation industrielle pour le développement économique.

Nous avons tous un rôle à jouer pour la préservation de notre ressource.

Carte d’identité du bassin versant du Sichon

Le Sichonun affluent en rive droite de l’Allier
Sa sourceles Bois Noirs – Commune de Lavoine
Ses principaux affluents, d’amont en aval la Goutte Pouzerattes, le Feratai, le Terrasson, le Theux, le Vareille, les Eaux Blanches, le Mansan et le Jolan.
Lienles monts du Forez et la plaine alluviale de l’Allier
Altitudede 1287 m (commune de Lavoine) à 265 m (commune de Busset)
Longueur 45 km
Superficie235 km²

Qu’est-ce-qu’un bassin versant ?

Un bassin versant est un territoire où s’écoulent les eaux de pluie. Elles se rejoignent à un même endroit pour former une rivière.

Le programme d’actions porte sur la tête de bassin versant du Sichon, soit quelques 23 000 hectares sur le territoire de neuf communes : Lavoine, La Guillermie, Ferrières-sur-Sichon, le Mayet de Montagne, Arronnes, La Chapelle, Molles et Busset dans l’Allier et Lachaux dans le Puy de Dôme.

Le cheminement de nos gouttes d’eau Le cheminement de nos gouttes d'eau

Pourquoi ce contrat de bassin versant ?

Ce contrat est né d’une réflexion de la Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, du Conseil Général de l’Allier, des élus du bassin versant du Sichon et du SIVOM Vallée du Sichon.

La structure porteuse est donc la Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise. Ce contrat de bassin versant a été signé le 16 décembre 2006.

L’eau est l’affaire de tous !

  • Conformément à la Directive cadre européenne, nous devons retrouver des eaux quantitativement et qualitativement en bon état d’ici 2015.
  • La qualité et la quantité de l’eau contribuent à la valeur et à l’intérêt écologique des milieux aquatiques (rivières, étangs, lacs et zones humides). Elles sont aussi un élément déterminant dans l’alimentation des populations, l’industrie et les activités de loisirs.
  • D’importants moyens sont consacrés au maintien et à l’amélioration de notre ressource. L’équilibre agriculture-forêt est indispensable pour préserver les richesses de notre territoire

C’est une procédure à l’initiative des collectivités locales (syndicats d’aménagement de rivière généralement) qui fixe des objectifs en termes de qualité des eaux, de valorisation du milieu aquatique et de gestion équilibrée de la ressource en eau. Il prévoit sur 5 ans les modalités de réalisation des travaux nécessaires pour atteindre ces objectifs.

Les partenaires financiers sont :

Caractéristique de la ressource

Une ressource caractérisée par …

… la rareté des eaux souterraines Le relief marqué, associé au fort pouvoir filtrant des sols et à leur faible épaisseur, joue un rôle important dans la circulation des eaux souterraines. Les eaux des précipitations s’infiltrent peu profondément et ressortent sous forme d’émergences ou « sources d’arènes granitiques », disséminées dans toute la montagne. Elles sont caractérisées par un débit variable et généralement faible, largement tributaire des conditions météorologiques. Ceci a pour conséquence de faire de l’eau une denrée rare en été, malgré les nombreux cours d’eau présents.

… un réseau hydrographique dense qui irrigue le territoire La vallée du Sichon, affluent de rive droite de l’Allier long de 45 kilomètres environ, cisaille le territoire selon un axe Sud-Est/Nord-Ouest.

Son bassin versant, de 235 km2 environ, associe zones humides en amont du Moulin Greffier, secteurs boisés et encaissés jusqu’à Ferrières-sur-Sichon, prairies et bois jusqu’à Cusset et enfin zones urbanisées jusqu’à sa confluence.

Les principaux affluents du Sichon forment un chevelu dense qui irrigue le territoire. D’amont en aval, on rencontre le Theux, le Terrasson, le Feratai, le Vareille, le Mansan et le Jolan (affluent principal). Hormis le Jolan et les deux ruisseaux situés en tête de bassin (Theux et Terrasson), ces cours d’eau sont de taille assez restreinte.

… une qualité variable des eaux superficielles Les eaux circulant au sein de la zone d’étude présentent un caractère acide et agressif lié au contexte géologique. La qualité physico-chimique générale du Sichon et de ses affluents est bonne à très bonne (Feratai et Theux) avec toutefois quelques altérations ponctuelles (DIREN Auvergne, 2001) résultant :

  • pour le Sichon, des rejets de communes non pourvues de systèmes d’épuration, ou de dispositifs en place mal adaptés (Lavoine, Ferrières, Arronnes). On note également des apports agricoles et domestiques diffus qui, bien que réguliers sur l’ensemble du bassin versant, restent modérés en quantité ;
  • la dégradation de la qualité du Vareille, du Manson et du Terrasson est sans doute d’origine agricole ;
  • le Jolan est le seul des affluents étudiés à contaminer les eaux du Sichon. Les principales perturbations sont toutefois situées en aval de la zone d’étude (décharge de Guégue en amont de Cusset, et nombreux rejets diffus lors de la traversée de l’agglomération de Cusset-Vichy). Les rejets mis en évidence restent toutefois peu nombreux et peu importants en termes de flux. Par ailleurs, les paramètres physico-chimiques indiquent que, malgré les divers apports exogènes, le pouvoir d’auto-épuration est encore suffisant pour avoir des eaux de bonne qualité.

Nos réalisations actuelles

La Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise et les communes de Busset et Lachaux sollicitent une Déclaration d’Intérêt Général auprès du préfet afin de pouvoir entretenir et restaurer le Sichon, en toute légalité, sur ses sections non domaniales. Les actions menées :

  • Recensement des propriétaires privés riverains et demande de leur accord ;
  • Information, sensibilisation sur notre ressource en eau ;
  • Etude pour préserver les zones humides ;
  • Renouvellement de certains réseaux d’adduction pour améliorer leur rendement (limiter les fuites, économiser l’eau) ;
  • Entretien des chemins pour rendre le territoire du Sichon agréable. À long terme, des panneaux explicatifs seront placés de façon stratégique sur certains chemins afin de sensibiliser les usagers ;
  • Mise en valeur des entrées de bourg des communes avec le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Allier afin de donner à ce territoire une idée d’unité pour la préservation de l’eau
  • Début des travaux de restauration et d’entretien de la rivière du Sichon le 25 juin 2007 ;
  • Plaquette de communication « Le bassin versant du Sichon ».

La restauration et l’entretien du Sichon et de ses affluents

Dans le cadre d’un chantier d’insertion, une équipe de 14 volontaires exécute ces travaux, sous la direction d’un professionnel.

Depuis une quarantaine d’années, les fonds de vallée sont délaissés. La vallée du Sichon s’est boisée et refermée sur elle-même. La Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise propose de se substituer temporairement aux propriétaires riverains pour l’entretenir et la préserver.

Nos actions :

  • enlèvement de certains embâcles : débris ligneux (arbres, branches, …) disposés totalement ou en partie en travers de la rivière, afin de conserver la capacité d’écoulement et d’éviter un débordement dans les zones sensibles aux inondations ;
  • élagage léger : enlèvement de branches gênantes ou menaçant de tomber ;
  • débroussaillage sélectif et limité pour conserver des zones de refuge et de nourriture pour la faune ;
  • lutte contre l’érosion des terrains : restauration de la végétation de rive (ripisylve), telle les aulnes, saules, frênes, noisetiers, …, consolidation de murets ;
  • lutte contre les plantes invasives : la Renouée du Japon est présente au niveau du bourg de Ferrières-sur-Sichon. Cette espèce empêche le développement de tout autre végétation, ne maintient pas les berges et diminue l’éclairement ;
  • Enlèvement de déchets dégradant la qualité de l’eau (acier, batterie, plastique, …), nettoyage des décharges sauvages.

Tourbières et zones humides

Préserver les richesses de notre territoire

Différentes zones peuvent aujourd’hui être concernées par des actions de préservation du Contrat de bassin versant du Sichon. Elles ne pourront se faire qu’avec l’accord de leurs propriétaires et gestionnaires.

Les zones humides de fonds de vallée et les tourbières ont un rôle multifonctionnel majeur :

  • Très grande richesse hydrologique : elles ont une fonction de régulateur d’eau, elles emmagasinent l’eau quand il pleut et la restituent en période sèche ;
  • Très grande richesse patrimoniale (faune et flore remarquables) ;
  • Filtres épurateurs naturels : maintien, voire amélioration de la qualité des rivières et protection des ressources en eau potable. Zone humide présente sur tout le bassin versant du Sichon Site remarquable : tourbière « La Nélie » à Lavoine

Définition : milieu humide où s’accumule de la tourbe à partir de végétaux morts. La tourbe est une véritable « roche végétale » qui contient 85 % d’eau et jusqu’à 50 % de son poids sec en carbone (époque de formation : il y a environ 10 000 ans)

Quelques grands principes peuvent être observés pour préserver les zones humides et les tourbières :

  • Les forestiers et les agriculteurs sont des acteurs de premier plan pour la préservation des tourbières et des prairies humides. Ils ne doivent pas les drainer, ne pas les mettre en culture, ne pas les boiser, ne pas les combler avec de la terre, ni des gravats. Ne pas porter atteinte au réseau hydrographique en maintenant opérationnel les écoulements qui alimentent la zone humide.
  • « Le couple agriculteur-milieu naturel est indissociable » pour la gestion des prairies humides. Le pâturage est la méthode la plus appropriée pour leur conservation. En dehors du pâturage, l’entretien et le contrôle de la végétation peuvent être assurés par le fauchage, mais sans drainage.
  • Ne pas boiser les tourbières, mais de toute façon les potentialités de production forestière sont très faibles et la plantation nécessite des investissements très lourds ;
  • Limiter les risques d’érosion en maintenant une bordure de feuillus qui s’installent naturellement entre la tourbière et le peuplement à couper. Il faut laisser se développer les accrus en limite.

Un peu de géologie …

Comprendre ce milieu c’est sans aucun doute le préserver

La Montagne Bourbonnaise fait le lien entre la plaine alluviale de l’Allier et les Monts du Forez. Massif montagneux dans le prolongement des monts du Livradois, la Montagne Bourbonnaise est façonnée dans le socle granitique du Massif Central.

Datant de l’ère primaire, cette zone a subi une lente érosion, entrecoupée d’épisodes volcaniques ponctuels et réhaussée par le soulèvement alpin. Le territoire est marqué par une orientation Nord-Nord Ouest/Sud-Sud Est résultant de l’apparition, au quaternaire, de failles : ce processus a accentué le relief et explique l’escarpement marqué de la zone.

Les cours d’eau ont creusé leurs vallées le long des failles, points de faiblesse des roches écrasées : c’est le cas du Sichon, à l’Ouest du massif, et de la Besbre à l’est.

La zone d’étude est essentiellement formée de roches cristallines hercyniennes (granites et micro-granites en nappes et filons), voire antérieures. Très sensible à l’érosion, le granite est fortement altéré en surface, ce qui donne une arène qui se développe parfois, dans les fonds de vallons, sur une épaisseur de plusieurs mètres et qui a influé sur l’occupation humaine du massif.

Plus précisément, le Sichon se jette dans l’Allier un peu en aval de Vichy. Il descend de la montagne des Bois Noirs, aux confins de l’Auvergne et du Bourbonnais. Cette région est essentiellement granitique. Mais la vallée du Sichon traverse successivement deux grandes enclaves de terrains primaires viséens.

Dans les bassins de l’Ardoisière, à l’aval, ces formations ne sont pas métamorphiques, sauf sur la bordure, au voisinage immédiat du granite, on parle d’un léger métamorphisme de contact. Les couches sont très redressées, en succession monoclinale, et lorsque l’on remonte la vallée à partir de Vichy, on traverse toute la série viséenne de haut en bas. Dans le bassin de Ferrières-sur-Sichon, en amont, on retrouve une succession analogue, mais partout les formations sont affectées par le métamorphisme de contact du granite.

Un peu d’Histoire …

La rivière était utilisée et perçue par l’homme de façon différente au cours de l’Histoire.

Les aménagements les plus importants ont été réalisés à partir du Xe siècle pour utiliser la force motrice de l’eau, grâce à la roue hydraulique. Près d’une centaine d’établissements ont fonctionné sur le Sichon et ses affluents : moulins à farine, à textile, à chanvre et à huile, et beaucoup plus tard : scieries. Ces dernières étaient surtout implantées dans le haut bassin, parfois en plaine fôret. L’une d’entre elles a été reconstituée sur la commune de Lavoine.

Aujourd’hui le cours d’eau est perçu différemment : élément du paysage, lieu de loisir, milieu naturel, ressource de nos besoins domestiques, agriculture, utilisation industrielle pour le développement économique. Par delà ces diverses perceptions, le Sichon reste un élément important de la vie du pays. Sa vallée, le long de laquelle s’organisent les échanges, constitue une unité naturelle, culturelle et économique dans laquelle ses habitants se reconnaissent.

Eau potable et assainissement


SIVOM Vallée du Sichon
8 route de Mariol – 03270 BUSSET
Président : Monsieur Michel AURAMBOUT
Tel : 04 70 59 45 67
Fax : 04 70 59 26 85
Web : http://perso.wanadoo.fr/sivom.sichon

Economiser l’eau

Après les sécheresses de ces dernières années, les nappes phréatiques se rechargent difficilement. La Montagne Bourbonnaise n’est plus le château d’eau qu’elle était autrefois. Nous devons prendre conscience que l’eau est un bien précieux et l’économiser. Notre ressource n’est pas inépuisable. Pour éviter tout gaspillage, limiter les risques de pénurie et maîtriser notre facture d’eau, voici quelques astuces et repères :

  • Acquérir des systèmes de collectes d’eaux pluviales : pour arroser le jardin, laver les voitures, etc. ;
  • Supprimer les fuites permet d’économiser l’eau et quelques centaines d’euros par an ;
  • Fermer le robinet pendant le nettoyage des mains, le brossage des dents, le rasage, etc.

Le saviez-vous ?

  • Un robinet qui goutte, ce sont 100 L d’eau perdus par jour.
  • Une chasse d’eau qui fuit peut perdre jusqu’à 1 000 L (1 m3) d’eau au quotidien.

Repère : une personne utilise en moyenne 140 L d’eau par jour, soit 50 m3 par an.

Assainissement

Un état des lieux des assainissements individuels (consultable en mairie) a été dressé sur les communes de la vallée du Sichon ; leur mise aux normes, si nécessaire, est fortement conseillée, une Directive Cadre Européenne imposant une bonne qualité des eaux dans les années à venir.

Le Guide pratique et la plaquette de la Vallée du Sichon

Ce guide pratique et cette plaquette sont libres d’accès en téléchargement, à destination des propriétaires riverains, des usagers et de tous ceux quis’intéressent à cette vallée.

Mesures agro-environnementales sur le bassin versant du Sichon

Le bassin versant du Sichon (Lavoine, La Guillermie, Ferrières-sur-Sichon, Le Mayet-de-Montagne, Arronnes, Molles, La Chapelle, Busset et Lachaux) a été choisi comme territoire test par l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et le Conseil Général de l’Allier pour la préservation de la ressource en eau.